jeudi 10 août 2017

Le Paris des Merveilles, tome 2 : l'Elixir d'Oubli, et tome 3 : le Royaume Immobile / Pierre Pevel

Quatrième de couverture :

"Paris, 1909. A peine remis de sa précédente enquête, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une bien étrange affaire, dont les ramifications pourraient remonter à plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d'années. Secondé - plus ou mois... - par la baronne Isabel de Saint-Gil, Griffont va devoir affronter bien des dangers. Mais il se pourrait que ce soit l'avenir de notre monde et de l'OutreMonde, lui-même, rien de moins, qui soit en jeu. Cela justifie bien de se replonger dans son passé, voire de mettre sa propre vie en péril."





"Le Tout-Paris des Merveilles bruisse d'une incroyable nouvelle : les prochaines élections du Parlement des Fées seront ouvertes à des représentants de la Terre. Griffont se voit, quant à lui, proposer d'être le représentant du Cercle Cyan. Il a, toutefois, bien d'autres chats (fussent-ils ailés) à fouetter. Son jeune ami François-Denis de Troisville lui a demandé d'être son témoin lors d'un duel face au redoutable Victor Dalmas, mage du Cercle Incarnat à la triste réputation. Mais celui-ci va mystérieusement disparaître, ravivant, s'il en était besoin, les tensions entre les Cyan et les Incarnat. Une fois de plus, Griffont et Isabel de Saint-Gil vont devoir mener l'enquête."



Mon avis :

Comme il se doit, je poursuis avec le tome 2 de la trilogie Le Paris des Merveilles. Et également avec le tome 3 ! J'ai tellement aimé cette trilogie que, même si j'ai essayé de faire une pause entre ces deux tomes, je n'ai pas réussi à changer de lecture.

Je ne peux pas dire quel tome j'ai préféré, ils m'ont tous plu. Les personnages principaux sont récurrents, mais je n'ai ressenti aucune lassitude à les côtoyer tant l'intrigue centrale était différente à chaque fois. Nous gagnons peut-être en intensité et en gravité au fur et à mesure des tomes (plus de morts notamment). De même, nous en apprenons un peu plus sur nos héros, à l'aide de flash-backs et de révélations.
Tout cela sans se départir de cette écriture si fluide et de son humour léger.

Je ne m'étendrai pas davantage, je pense qu'il est assez clair que cette trilogie est pour moi un gros coup de coeur et un excellent moment de lecture.

mardi 6 juin 2017

Le Paris des Merveilles, tome 1 : les Enchantements d'Ambremer / Pierre Pevel

Quatrième de couverture :

"Occupé à enquêter sur un trafic d'objets enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une série de meurtres. Confronté à des gargouilles immortelles et à un puissant sorcier, Griffont n'a d'autre choix que de s'associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien..."




Mon avis :

Un peu de fantasy, voulez-vous ? A force de l'étudier (d'ailleurs, connaissez-vous le cours en ligne sur la fantasy ? Il reste encore quelques jours pour s'y inscrire ! : https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:univartois+35001+session03/about), j'ai ressenti le besoin de m'y replonger... Et quel meilleur endroit pour choisir ses livres que la librairie spécialisée en la matière, "Les quatre chemins", à Lille ?

Comme souvent, j'ai été attirée par l'illustration de couverture, et la quatrième de couverture a achevé de me convaincre.
Me voilà prête à voyager dans le temps, destination : le Paris de la Belle Époque. Mais pas seulement... Si le décor peut paraître familier aux amateurs d'Arsène Lupin ou de Jules Verne, il est important de noter que la magie et le merveilleux ont ici toute leur place.
L'aventure commence donc, après une petite contextualisation de l'auteur. Celui-ci interviendra de temps à autre au beau milieu du récit, de manière tout à fait avisée et amusante.
L'univers est très bien construit et documenté : en effet, l'histoire (véritable) est importante puisque nous nous trouvons dans une fantasy à mondes multiples : notamment l'OutreMonde (celui des fées, des mages, des gnomes, etc.), mêlé à notre monde du tout début du 20e siècle ; le Paris des travaux haussmanniens, des débuts de la police scientifique et des Brigades mobiles (Brigades du Tigre).

L'écriture est un régal, tant au niveau des descriptions que des dialogues, qui sonnent toujours très justes. Les pages se tournent toutes seules, et les personnages sont attachants (mention spéciale aux chats ailés, dont le pouvoir de "lire" un livre en s'assoupissant à proximité me laisse verte de jalousie !).

Un bémol, me demanderez-vous ? J'en ai un (très léger) au niveau de la fin. Elle manquait, à mes yeux, de développement. Après une enquête dont nous suivons toutes les étapes, j'ai trouvé le dénouement un peu "facile". Je pense toutefois que c'était délibéré, pour ne pas avoir à décrire trop d'action, de combat, et rester en cohérence avec le reste du récit.
De même, dans le cas de la nouvelle "Magicis in mobile" qui figure à la fin de l'ouvrage, l'auteur indique clairement, non sans humour, qu'il aurait pu se passer telle péripétie, tel obstacle, etc, mais que ce n'est pas le cas. C'est son choix et il est tout à fait juste.

En résumé, c'est donc une très belle découverte, que je m'empresse de poursuivre avec le 2e tome des aventures de Louis Griffont et Isabel de Saint-Gil.

Je ne résiste pas à ajouter, pour finir, cette superbe représentation d'Isabel de Saint-Gil dans le style art nouveau :-)


dimanche 23 avril 2017

Petite pause

Bonjour,

Ce petit billet pour expliquer la raison de ma pause. J'ai commencé par relire les derniers tomes d'Harry Potter (les trois derniers étant sortis lorsque j'étais au lycée en section littéraire, je n'ai pu les lire qu'une fois...)

Inutile de revenir sur la saga, son succès et sa place dans ma vie de lectrice ne sont plus à prouver... Cependant, je me rends compte combien cette lecture m'apporte encore, tant d'années après. Je redécouvre les détails tels que je me les suis imaginés avant les adaptations filmiques, les rouages qui se mettent en place... Connaissant la fin, il est toujours intéressant de relire un livre, pour avoir une vision de "connaisseur". La première fois, on découvre, les suivantes, on crie, on prévient, mais les événements se produisent quand même. C'est un des aspects de la lecture qui me plaît le plus.

Une autre raison s'impose à moi, c'est ma participation à un concours professionnel. Je ne reviendrai donc qu'une fois l'esprit libre. A bientôt !

samedi 25 février 2017

Quartier lointain / Jirô Taniguchi

Quatrième de couverture :

Tome 1 : "Mon corps ! Il était plus léger ! J'ai perdu l'équilibre et me suis retrouvé par terre... Qu'est-ce que je fiche avec un uniforme d'écolier ? Et des baskets...? Hein ? C'est absurde ! J'avais l'impression d'avoir maigri... J'étais plus petit, aussi... Je... Je rêve ou quoi ?"

Tome 2 : "Ce soir-là... D'après les conclusions de l'enquête de police... A 21h30 passées (...) papa s'est dirigé vers la gare d'Agei. Vers 22h, on sait qu'il a acheté au guichet un aller simple pour Tottori... Ensuite, plus rien... Mon père a disparu comme ça. On n'a plus jamais eu aucune nouvelle de lui."




Mon avis :

Je sors tout juste de cette lecture, et j'en sors enchantée, ravie et en même temps, un peu chamboulée... En tout cas, je n'en sors pas intacte, c'est aussi comme ça qu'on reconnaît les grandes oeuvres.

Ma méconnaissance de l'univers "manga" m'avait fait passer à côté de cette superbe histoire. Je regrette d'avoir attendu le décès de ce mangaka pour m'y intéresser. Car, il faut bien l'avouer et c'est assez triste, c'est comme ça que j'y suis venue... Mais c'est aussi la preuve que son oeuvre continue de vivre sans lui. C'est donc en lisant des articles lors du décès de Jirô Taniguchi que l'inévitable question s'est posée (qu'a-t-il écrit ?) et que, de fil en aiguille, j'en suis venue à lire un résumé de ce manga dont le trait ne m'était pas inconnu... Ce fut un véritable coup de coeur !

J'ai d'abord été séduite par l'intrigue : un homme de 48 ans, Hiroshi, se trompe de train au moment de rentrer chez lui après le travail, s'aperçoit qu'il est sur le chemin de la ville de son enfance... Là, par un mystère inexpliqué, il redevient l'adolescent qu'il était à 14 ans. Mais la transformation est seulement physique. Mentalement, il conserve tous ses souvenirs, toutes ses expériences et son savoir d'adulte.

Le sujet est d'abord troublant (comment cela a-t-il pu se passer ?), émouvant quand il retrouve sa famille au grand complet, plutôt amusant lorsqu'il améliore ses résultats scolaires et sa vie d'adolescent, puis angoissant lorsqu'il s'aperçoit que certains événements qu'il vit n'ont jamais eu lieu. Quelles conséquences cela pourra-t-il avoir sur son avenir ? Est-il bien certain de connaître son destin et celui de ses proches ? Et finalement, ce retour dans le passé est-il si anodin, l'année exacte de la disparition de son père ?
Hiroshi va-t-il modifier la vie des autres, ou seulement la sienne ?

Je ne peux en révéler davantage, j'espère avoir réussi à rendre hommage à ce superbe manga !

Côté image, j'ai trouvé le dessin tout aussi beau que le texte, très doux et poétiques tous les deux, ils se complètent à merveille ! Je ne connais pas le Japon, mais j'avais tout de même l'impression d'y être.
C'est très fluide, et profond à la fois. Beaucoup de questions sont soulevées : peut-on changer son passé, peut-on en vivre un nouveau sans affecter son futur ? Et surtout, peut-on changer les autres, ou seulement se connaître un peu mieux soi-même ?
Un régal, que je conseille vivement, et un livre parfait pour les novices comme moi :-)

mercredi 15 février 2017

La Passe-miroir, livre 2 : les disparus du Clairdelune / Christelle Dabos

 Quatrième de couverture :

"Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l'entraînera au-delà des illusions du Pôle, au coeur d'une redoutable vérité."




Mon avis :

Vu mon enthousiasme pour le livre 1, inutile de préciser que c'est avec un plaisir non dissimulé que j'ai retrouvé les personnages emblématiques de cette saga. Fidèles à eux-mêmes, ou au contraire plein de surprises : est-il finalement si simple de cerner des personnages ?
De nombreuses questions se soulèvent avec ce volume, et les événements s'accélèrent...
De la même façon qu'on quitte un peu la Cour pour changer de décor, on s'éloigne aussi des personnages connus pour se consacrer à d'autres. Ces considérations ne s'appliquent pas à Ophélie et Thorn qui, eux, sont toujours bien présents et affinent davantage leurs personnalités.
Ainsi, nous apprenons à mieux connaître la famille d'Ophélie qui n'était réduite qu'à une caricature, assez déplaisante, au début du premier tome. Ils donnent une dimension "patrimoniale" à l'histoire : pendant un moment, on s'éloigne un peu de la Cour pour aborder des thématiques culturelles (ils travaillent dans les bibliothèques, les archives, les musées). De même, nous en apprenons plus sur la Toile, la famille de l'ambassadeur Archibald. Mais nous laissons un peu de côté la tante Roseline et Bérénilde. Pour ma part, cela ne m'a trop gênée, j'aime bien ce renouvellement et il se passe tout naturellement dans le récit.

La même plume, fluide et séduisante, dessert ce gros volume qui se lit tout aussi bien que le premier.

Pour renouveler l'histoire, l'auteur lui fait prendre une légère couleur d'enquête, même si on est loin du roman policier à proprement parler. Il s'agit plutôt d'un mystère à résoudre dans une course contre le temps. Ça permet d'accélérer la fin et donne envie de la lire d'une seule traite, ce qui m'a malheureusement été impossible (je m'en explique plus loin).

Je suis un peu plus perplexe sur les "bribes" qui jalonnent le texte, chapitres totalement déconnectés du reste de l'histoire mais dont on sent qu'ils vont finir par trouver leur sens. Il n'y en a que deux ou trois dans le 1er livre, un peu plus dans celui-ci. C'est alors qu'on comprend que c'est autour de ces "bribes" que l'intrigue principale se construit. Si elles s'éclaircissent au fur et à mesure de la lecture, j'ai besoin d'en savoir encore plus car je me sens un peu perdue à leur lecture.
On sent tout simplement l'arrivée des deux prochains tomes, et j'espère ne pas être déçue.

Enfin, je ne pourrais pas affirmer que j'ai préféré ce tome au 1er, car les conditions de ma lecture étaient très différentes. J'ai dévoré le 1er pendant mes vacances de Noël, il venait à point nommé et correspondait parfaitement à ce dont j'avais besoin : l'ouverture sur un univers nouveau pendant un temps de pause.
En revanche, en temps de travail, je n'avais plus que peu de temps pour lire ce 2e tome, et ma lecture n'a pas pu être continue... Cela l'a un peu gâchée, mais ne tient qu'à des raisons personnelles et je pense que je relirai ce tome 2 à un moment plus propice.

Dans tous les cas, j'attends avec impatience le tome 3 qui promet un changement de décor, et une exploration encore plus poussée de cet univers !

jeudi 9 février 2017

Dewey / Vicki Myron

Quatrième de couverture :

"Qui aurait pu croire que ce chaton, trouvé dans une boîte aux lettres, allait devenir la mascotte de la bibliothèque et changer la vie de toute la ville ? Et pourtant, tous les habitants de Spencer, dans l'Iowa, ont été conquis par Dewey, ce chat qui a su les comprendre, les faire sourire, leur apporter un peu de chaleur et de réconfort.
Pendant dix-neuf ans, Dewey, facétieux et unique, va attendrir tous les coeurs, même les plus durs, au point de devenir une star mondiale. Une histoire vraie, bouleversante, étonnante."




Mon avis :

C'est une très jolie histoire que celle du chat Dewey, bébé chat abandonné qui trouve non seulement l'amour d'une maîtresse, mais aussi de toute une ville ! C'est en effet le genre d'histoire à faire rêver les bibliothécaires. Dewey fait déplacer les foules et fidélise, en quelques sortes, un public à la bibliothèque. Il se montre touchant et mignon, même dans ses bêtises. C'est donc sa vie que nous suivons dans ce livre, en parallèle de celle de la ville.

Mais nous suivons aussi l'histoire de sa maîtresse, qui s'avère un peu moins jolie, voire pas du tout. Et je pense que j'aurais aimé le savoir avant ma lecture. Je ne la regrette en rien, mais elle s'est avérée difficile par moments. Et bien sûr, la fin du livre, prévisible, a été très déchirante.

Le style d'écriture est simple, ce qui fait de Dewey une lecture rapide et bien écrite.

En résumé, c'est un livre que je suis contente d'avoir lu, mais qu'il ne faut pas voir comme un condensé de moments mignons. La réalité est bien présente et s'acharne parfois sur certaines personnes sans vraiment prévenir, ce qui est difficile lorsqu'on vit, comme moi, avec les personnages.

samedi 21 janvier 2017

Le grand méchant renard / Benjamin Renner

Il n'est jamais trop tard pour en parler ! C'est une bande-dessinée qui m'a été offerte à Noël 2015 (la personne qui m'a gâtée se reconnaîtra :-)). Je tardais car je ne suis pas une spécialiste des bande-dessinées, mais il faut bien un début à tout.




Mon avis :

Nous suivons dans ce livre l'histoire d'un renard qui, comme le titre l'indique, veut devenir fidèle à sa réputation de prédateur. En effet, sa véritable nature est plutôt douce et effacée mais, comme tout le monde, il doit manger. Pour prouver qu'il est méchant, il s'allie avec le loup et vole des oeufs à la ferme. Les deux compères projettent ainsi à terme de manger les poussins. Ceux-ci ne sont pas encore nés. Qu'à cela ne tienne ! Le renard va donc commencer à les couver !
Deviendra-t-il le grand méchant renard qu'il veut être ?

Premièrement, j'ai beaucoup aimé le trait, ainsi que les couleurs. Tout est doux et contribue au côté poétique de l'histoire. Celle-ci repose sur des bases simples, bien qu'originales.
Les personnages sont tous bien développés, et très drôles. L'humour est présent à chaque page et fonctionne bien. Mention spéciale au personnage éponyme, bien sûr, qui est véritablement attachant.

Par son univers, celui d'une ferme qui mêle animaux laxistes (comme le chien), idiots, ou agressifs (commando de poules), ce livre m'a fait parfois penser à des films d'animation comme Shaun le Mouton ou Chicken Run.
Il fait aussi un peu référence, à mes yeux, au Roman de Renart dans les relations entre le renard et le loup, bien que celle-ci soit totalement inversée (ici c'est le renard qui se laisse intimider par le loup).
Autre thème développé, et très remarqué chez les spécialistes : l'amour filial n'est-il que le fait de la mère qui donne la vie ?

En bref, c'est une histoire drôle et poétique, récompensée par de nombreux prix, et que j'ai, moi aussi, beaucoup aimé.